—————————————————————————————————————————————————————————————
05h37 ce matin – pas une once d’action et pourtant j’entends le son de l’éveil alentour – je passe devant des choses sans vie qui grouillent d’impatience à l’approche de l’heure – je crois pouvoir voir bouger toutes ces choses inanimées mais je fabule – dans quelques instants je bascule dans la matinée…
7, 8, 9 …ciel ! Le bonbon rose, armé de son parapluie-chat-orange-et-bleu et de ses bottes assorties s’élance à corps perdu sous la pluie fine en chantant à tue-tête qu’il pleut, qu’il mouille, que c’est la fête à la grenouille, et écrase une limace de son pas agile.
Machinalement je fais passer le fer du coin droit du col jusqu’au coin gauche. Puis je retourne la chemise et répète l’opération à l’envers. Il est 11h32 à l’horloge du salon. Chien ne bouge pas. Il réagit aux vapeurs du fer mais sans plus. Alors que la pointe du fer atteint la hanche droite de Paul, je l’entends qui glousse dans la salle télé. La chemise épouse ce mercredi la forme du cintre. Je leur souhaite une vie heureuse.












































































































